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Saturday, February 24, 2007

Report on the State of Racism in Canada

The Ontario Council of Agencies Serving Immigrants (OCASI), together with the Metro Toronto Chinese and Southeast Asian Legal Clinic (MTCSALC) and the South Asian Legal Clinic of Ontario (SALCO) has submitted a joint report to the UN Committee on the Elimination of Racial Discrimination

The joint report is a community response to the seventeenth and eighteenth reports of Canada on the Status of Compliance by the Canadian Government, with respect to the International Convention on the Elimination of all forms of Racial Discrimination (ICERD). Click here for a copy of the joint OCASI, MTCSALC and SALCO report. [Adobe Acrobat pdf - 349 Kb, 53 pages]

The joint report is one of several non-governmental organization (NGO) reports submitted to the Committee. Reports were also submitted by African Canadian Legal Clinic, Amnesty International, Canadian Feminist Alliance for International Action, Global Afrikan Congress, KAIROS: Canadian Ecumenical Justice Initiatives, Lubicon Lake Indian Nation, Ligue des droits et libertés du Québec, National Anti-Racism Council of Canada, Center for Research Action on Race Relations (CRARR) and Canadian Council of Muslim Women.

Click here for all NGO reports submitted to the Committee.

Tuesday, February 6, 2007

Position de la TCRI relatif au débat actuel sur les accommodents raisonnables

Position de la Table de concertation des organismes au service des personne refugiées et immigrantes (TCRI) relatif au débat actuel sur les accommodements raisonnables et demande au gouvernement du Québec de s'engager avec plus d'ardeur

Vous trouverez ci-dessous le communiqué du CA de la TCRI demandant au gouvernement du Québec d'agir. En ce qui a trait à notre position nous référons à notre plate-forme sur l'intégration qui reflète les valeurs et les principes que nous mettons de l'avant en matière d'intégration des personnes réfugiées et immigrantes au Québec

On y dit, entre autres:

-que nous considérons l'intégration comme un processus complexe bidirectionnel (engage la personne réfugiée et immigrante et sa famille, les membres et les institutions de la société d'accueil)

- que nous défendons l'accessibilité aux services (pouvoir avoir accès aux mêmes services et bénéficier des mêmes droits que l'ensemble des citoyens

- que notre approche est inscrite dans un mouvement social autonome visant la transformation de la société et la reconnaissance des droits, notamment ceux reconnus aux personnes réfugiées et immigrantes

- que nous nous définnissons comme un regroupement d'organismes qui permet le pluralisme religieux et qui adhère à la Charte des droits et libertés dans sa forme actuelle.

Communiqué: http://www.tcri.qc.ca/Pdf/communiqu%E9%20%20A.R.%206.02.07.pdf

Rappel : lien vers la plate-forme Cap sur l'intégration
: http://www.tcri.qc.ca/objectif.html

Déclaration en réponse au débat sur les « accomodements raisonnables »

5 février 2007

En tant que femmes racialisées et migrantes, nous sommes outrées devant l’infâmante propagande xénophobe et raciste articulée dans le cadre du débat autour des « accommodements raisonnables ».

En tant qu’actrices à part entières, affirmant notre capacité à nous auto-déterminer, nous rejetons le discours paternaliste et fondamentalement misogyne répétant la nécessité que les structures de l’État nous protègent et nous sauvent de nos propres cultures.

Nous affirmons qu’un tel discours est à la fois raciste et sexiste : raciste, car il perpétue la notion que nos cultures sont foncièrement rétrogrades et barbares, en contraste avec la culture blanche et occidentale, envisagée comme forme ultime de civilisation et de progrès; et sexiste, car provenant d’une perspective qui tend à infantiliser les femmes, ou celles-ci sont perçues comme de simples victimes incapables d’oeuvrer à leur propre bien-être.

Cette notion de « civilisation » est intrinsèquement liée à la rhétorique coloniale qui a mené au génocide des populations autochtones des Amériques, un génocide qui perdure jusqu’à ce jour, alors que la disparition de plus de cinq cent femmes autochtones au Canada continue d’être traité avec mépris et indifférence, réduit á un simple fait divers.

Nous rejetons le modèle simpliste et réductionniste de conception des « droits » des femmes véhiculé dans les médias de masse. Alors que nous réclamons activement nos « droits » à la liberté, à la sécurité, à la dignité tels qu’articulés dans le paradigme traditionnel des « droits humains », nous réclamons tout autant nos « droits » à l’expression de nos identités culturelles et religieuses.

Nous célébrons la diversité et le caractère dynamique de nos cultures et de nos identités, notamment nos identités sexuelles – en tant que femmes, et en tant que lesbiennes, bisexuelles, transexuelles ou toute autre forme d’auto-identification - et refusons la caricature simpliste et schématique réduisant nos multiples communautés à des représentations uniques, homogènes et incontestées d’une tradition monolithique.

À cet égard, nous réaffirmons le caractère dynamique des différentes manifestations de croyances ou d’identités culturelles alors qu’elles se recoupent avec un contexte politique et social extérieur plus large.

En particulier, nous insistons que l’analyse de l’oppression des femmes et de l’inégalité des sexes telle qu’exprimée dans les médias de masses, c'est-à-dire comme phénomène strictement interne aux religions ignore explicitement les systèmes extérieurs universels de patriarcat et de sexisme auxquels toutes les femmes font face, tout en homogénéisant et en fossilisant les religions de manière définitive.

Nous dénonçons le rôle de l’État et de ses structures dans la marginalisation des femmes racialisées et migrantes, qu’elles soient de foi ou non.

L’action de l’État et du système capitaliste contribuent à rendre le statut des femmes migrantes plus précaire en multipliant les barrières à l’obtention d’un statut légal, en cautionnant les différentes formes de discrimination systémique et en décuplant la criminalisation des femmes, accentuent leur vulnérabilité.

Nous dénonçons également la complicité du discours féministe impéraliste qui, sous couvert de solidarité, impose des conceptions eurocentristes et assimilationnistes d’égalité des sexes. Nous sommes critiques du paradigme féministe dominant qui place les choix des femmes occidentales comme l’unique et ultime chemin vers la libération des femmes, malgré l’accablante réalité que les femmes en Occident font face à un sexisme quotidien.

Nous sommes conscientes de la manière dont ce discours a été, et continue d’être manipulé et instrumentalisé par la machine de propagande pro-guerre et anti-immigrante.

Nous reconnaissons la continuité historique de l’appropriation et de la manipulation du discours féministe par les mouvements colonialistes et impérialistes à travers le monde.

Toutefois, nous ne sommes pas partisanes du relativisme culturel qui tend à justifier des pratiques oppressives et injustes au nom de la « différence » et restons vigilantes afin que la liberté de religions ne nous empêche pas de lutter activement contre l’oppression.

Afin d’adopter une authentique position de solidarité, nous devons écouter les femmes que nous prétendons soutenir dans leurs luttes et comprendre que nous occupons différentes positions de privilège et de pouvoir.

Pour ce faire, nous devons activement lutter contre la déshumanisation des communautés racialisées et de foi et contre la victimisation des femmes. Nous devons soutenir les femmes qui sont à l’avant plan de leurs propres luttes de libération et les actrices de leur propre transformation. Nous devons nous engager dans ce processus non pas motivées par la pitié ou la charité, mais animées d’un véritable sens de solidarité et de respect.

-- Personne N’est Illégal-Montréal
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--> Si vous êtes un groupe ou individu qui désirez signer cette déclaration, contactez-nous! Si vous désirez vous joindre à des actions visant à confronter et dénoncer le racisme et la xénophobie tapissant ce débat, contactez-nous!

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noii-montreal@resist.ca
http://nooneisillegal-montreal.blogspot.com
514-848-7583

No One Is Illegal-Montreal statement on the racist Quebec debate about “reasonable accommodation”

February 5, 2007

As racialized and migrant women, we are outraged by the slanderous, xenophobic and racist propaganda that is being expressed in the debate about "reasonable accommodation".

We assert our ability, as subjects not objects, to exercise our own capacity to self-determine our lives; we reject the repeatedly paternalistic, and fundamentally misogynist, discourse about the State that will supposedly save us from our own cultures.

We assert that such a discourse is both racist and sexist. It is racist, because it perpetuates the idea that our cultures are fundamentally backwards and cruel, in contrast with white Western culture, which is seen as the ultimate achievement of civilization. It is sexist because it derives from ideas that render women childlike, or viewed as simple victims incapable of struggling for their own wellbeing.

This idea of “civilization” is intrinsically linked to the colonial mentality that led to the genocide of the indigenous peoples of the Americas. It is a genocide that persists when, by way of example, the disappearance of more than five-hundred indigenous women in Canada continues to be treated with contempt and indifference.

We reject the mass media’s simplistic and reductive conception of women’s “rights”. While we actively assert our "right" to freedom, safety and dignity as articulated in the traditional paradigm of "human rights", we also assert our "right" to the expression of our cultural and religious identities.

We celebrate the diversity and dynamism of our cultures and our identities – including our different sexual orientations as queer, lesbian, trans, straight, or other forms of self-identification -- and refuse the simplistic caricatures that reduce our multiple communities to homogeneous and uncontested representations of a monolithic tradition.

In this respect, we reassert the dynamic nature of the various manifestations of our beliefs or cultural identities, which express themselves within a larger social and political context.

In particular, we observe that the analysis of the oppression of women and gender inequality, as expressed in the mass media, as strictly a phenomenon internal to religions, explicitly ignores the external, universal systems of patriarchy and sexism which all women face, while also definitively homogenizing religion.

We denounce the role of the State and its structures in the marginalization of racialized and migrant women, whether they are religious or not.

The actions of the State and the capitalism contribute to making the status of migrant women more precarious by increasing the barriers to obtaining legal status through various forms of systemic discrimination, and increasing the vulnerability of women by their criminalization.

We also denounce the complicity of the imperialist feminist discourse which, under the cover of supposed solidarity, imposes Eurocentric and assimilationist ideas about gender equality. We are critical of the dominant feminist paradigm that privileges the choices of Western women as the sole path towards liberation, despite the overpowering reality of daily sexism that Western women face.

We are conscious of the way in which this discourse continues to be manipulated and used by pro-war, anti-immigrant proponents. We recognize the historical continuity of the appropriation and manipulation of feminist discourse by colonial and imperialist movements throughout the world.

However, we are not supporters of cultural relativism that tends to justify oppressive and unjust practices in the name of the "difference". We remain vigilant so that the freedom of religion does not prevent us from fighting actively against oppression.

To show true solidarity, we must listen to the women that we claim to support in their struggle, and we must understand that we occupy different positions of privilege and power.

To do this, we must actively fight against the dehumanization of racialized and faith communities, and against the victimization of women. We must support the women who are on the frontlines of their own struggles for liberation, and subjects, not objects, of their own transformation. We must engage in this process not motivated by pity or charity, but by a true sense of solidarity and respect.

-- No One Is Illegal-Montreal.
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--> If you wish to support this statement as a group or individual, please get in touch. If you want to help plan actions against the racism underlying this debate, please get in touch as well!

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noii-montreal@resist.ca
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